Louis de Rohan Chabot, financier engagé et chasseur émérite

Entre sa carrière dans la finance, son engagement dans le milieu associatif et sa passion pour la chasse, Louis de Rohan Chabot a développé une formidable capacité de travail et une implication personnelle à toute épreuve.
Depuis sa nomination au poste d’administrateur et de trésorier de la Fondation François Sommer en 1994, puis à la présidence du Club de la Maison de la Chasse et de la Nature en 2013, il n’a cessé de se dévouer à ses missions afin de perpétuer les valeurs des fondateurs, François et Jacqueline Sommer. Pour bien faire, Louis de Rohan Chabot orchestre les multiples activités du club avec l’acuité du professionnel qu’il est et avec toute la générosité qui le caractérise.

Parmi toutes ses missions, une lui tient particulièrement à cœur. C’est œuvrer pour une meilleure connaissance de la biodiversité, pour le respect de la nature et la protection des animaux. Cela va de pair avec la diffusion des bonnes pratiques de chasse qu’il distille sans relâche aux 850 membres du club de la Maison de la Chasse et de la Nature. Au nom du club, dans un souci permanent d’ouverture vers l’extérieur, sans crainte de la controverse, il organise des échanges inter-disciplinaires. A cette occasion, il encourage le dialogue en organisant des échanges en interne, inter-cercles et avec le monde associatif. En 2004, Louis de Rohan Chabot a ainsi organisé un symposium très remarqué dont le thème, « La chasse, une exception culturelle dans la vision contemporaine de la mort », a su réunir historiens, philosophes, juristes, sociologues, religieux, journalistes et chasseurs.

Il promeut également la littérature et l’art cynégétique sous toutes ses formes. Sous sa houlette, le club a fait paraître en 2015, « 50 ans. 50 histoires de chasse », un recueil d’histoires de chasse rédigées par cinquante membres du club et illustré par trois artistes contemporains de renom. Selon le même principe, un Abécédaire cynégétique est en préparation.

Tendre la main n’est pas qu’une vaine expression pour Louis de Rohan Chabot. C’est un principe qu’il n’a cessé de mettre en pratique tout au long de sa carrière. Peut-être parce que, cette main secourable, on la lui a tendue lorsqu’il était jeune homme. C’était en 1964. Il sortait d’une première expérience professionnelle dans la vente d’étagères métalliques.  Un de ses amis, alors directeur du cirage Kiwi, sans détours, lui propose de le rejoindre. La confiance qu’il met alors en lui porte ses fruits. Il fait ses premières armes en France puis s’attaque à l’international, notamment en Afrique. Très vite, il accède au poste de directeur du département export de Kiwi Polish International.

Tout va pour le mieux. Seulement, Louis de Rohan Chabot caresse un rêve fou : travailler dans la finance. Alors, il se donne les moyens de son ambition et suit des cours du soir de droit et de comptabilité. À cette époque-là, en 1970, la Société bancaire de Paris, appartenant au Groupe Paluel-Marmont, élabore des produits financiers destinés aux particuliers. On cherche des jeunes gens courageux pour les proposer en porte à porte. Rémunération à la commission. Il y voit une chance inouïe de s’engager sur la voie qui le passionne. Il sait quelle sera la dureté de l’apprentissage mais il ne doute pas de l’extraordinaire expérience qu’il en retirera. Alors il aiguise davantage ses qualités, mobilise toute sa volonté et son optimisme. Il ne cédera pas au découragement, ne renoncera pas. Pendant cette an de vente à domicile, Louis de Rohan Chabot ne se ménage pas, il suit sa trajectoire sans faillir, analyse ses échecs pour mieux avancer vers la réussite. Le bilan de cette année aussi harassante que passionnante le conforte dans l’idée que cette formation exigeante sera la « marche » décisive de son parcours professionnel.

Et de fait. Engagé parmi deux mille autres vendeurs, Louis de Rohan Chabot fait partie de ceux qui surmontent l’épreuve. Au bout d’un an, ils ne sont plus qu’une petite centaine. Louis de Rohan Chabot se voit alors distingué par le directeur de la Société bancaire de Paris qui lui offre un poste de cadre dans le service de négociations des titres en bourse, service qu’il est en train de créer. Le jeune homme qu’il est alors saute sur l’occasion. Comme il n’est pas familier avec domaine de la bourse, il commence par faire un stage de trois mois chez un agent de change, puis seulement intègre la direction du département de négociations de titres. Il y passe quatre avant de rejoindre la Banque de l’Union européenne en tant que responsable de la gestion obligataire et du développement de la clientèle institutionnelle. Par la suite, il intègre la société de bourse Puget Mahé comme fondé de pouvoir associé. Conséquence du rachat de la société par la banque Barclays en 1987, il est nommé directeur général de Barclays de Puget Mahé Gestion en 1990. De 1994 à 1997, il est directeur général adjoint de BZW Gestion France. En 1997, il est nommé directeur général adjoint de Barclays Asset Management. C’est en à 1999 qu’il décide de clore sa longue carrière de financier.

Après un tel parcours professionnel, Louis de Rohan Chabot peut se dire qu’il a mené à bien son rêve de jeune homme. Ses compétences et son intégrité dans le milieu de la finance sont reconnues, il a poursuivi la carrière qu’il désirait, en conservant une grande humanité. Inlassablement il a voulu continuer à s’instruire,  il a fait confiance, n’a jamais hésiter à embaucher des profils supérieurs au sien. Ainsi a-t-il beaucoup appris sur son métier, mais également sur lui et sur les autres. Cette posture d’ouverture lui a permis de développer une formidable capacité à se remettre honnêtement en question et  à bénéficier de clairvoyance. L’échec était source de progression ; la difficulté, source de réflexion. Ses bonnes aptitudes à l’analyse, son sang froid lui ont permis de devenir une valeur sûre dans la finance.

Pour Louis de Rohan Chabot, la retraite ne peut rimer avec oisiveté. Il n’a jamais été dans l’intention de ce chasseur au petit et au gros gibier, qui a parcouru le monde cynégétique, et notamment l’Afrique, de ne s’adonner qu’à son loisir préféré. Son temps libre, il l’a d’abord consacrer en majeure partie à son mandat d’administrateur et de trésorier de la Fondation François Sommer, reconnue d’utilité publique, qu’il a rejoint alors qu’il était encore en activité. C’était en 1994. Le président Christian de Longevialle qu’il avait connu à la Banque de l’Union européenne, avait considéré alors que Louis de Rohan Chabot pourrait mettre au service de la Fondation Sommer non seulement sa connaissance et son respect de la chasse mais aussi ses compétences dans la finance et la gestion de portefeuilles.

En 1995, Louis de Rohan Chabot est nommé vice-président du Club de la Maison de la Chasse et de la Nature par Patrick Ricard, alors son président. Il lui succède en 2013 et se voit confirmé dans ses mandats en 2016 pour trois ans. En 2012, Louis de Rohan Chabot assure également la présidence de la Fondation internationale pour la gestion de la faune (Igf), Fondation qui sera abritée à partir de 2016 par la Fondation François Sommer. En 1999, il est président de la délégation française du Conseil International de la Chasse. Six ans plus tard, il en devient président d’honneur.

Pour Louis de Rohan Chabot, l’investissement personnel et le bénévolat sont des traditions familiales qui se transmettent de génération en génération. Son grand-père maternel, Gabriel de Mun, était le président de la Croix-Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mère Edwige de Rohan Chabot, présidente de la Croix-Rouge du XVIe arrondissement de Paris, son père Fernand de Rohan Chabot membre actif de cette même Croix-Rouge. Grandir auprès de parents dévoués ne pouvait que conduire Louis de Rohan Chabot à suivre leur exemple. Toujours avec le sens de l’écoute des autres il est depuis plus de vingt ans au conseil municipal de son village À la demande d’Alain Carpentier, ce grand chirurgien qui a révolutionné la cardiologie, il rejoint la Fondation Alain Carpentier en tant qu’administrateur. La mission principale de cette Fondation est de soigner des malades cardiaques vietnamiens – plus particulièrement les enfants – à l’Institut du Cœur de Hô-Chi-Minh-Ville que le professeur a fondé en 1991. Louis de Rohan Chabot est non seulement honoré d’avoir été approché par ce grand médecin altruiste qu’il admire, mais il est aussi profondément touché de pouvoir œuvrer  dans une telle Fondation. La vie et l’Homme y sont au centre de tout. C’est sa manière à lui d’emprunter la voie tracée par ses aïeux dans l’engagement humanitaire. Ce goût du don de soi, cette empathie pour l’autre, cette rigueur, il les a à son tour transmis à ses trois enfants et à ses six petits-enfants.

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